Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

pomme

  • Miam ! du rata violet !


    Comme cela faisait longtemps que je n'avais pas posté de recettes sur le mode "comment faire avaler d'improbables légumes de saison aux enfants",

    que la dernière tambouille a remporté un succès disons honnête (seules 3 personnes sur 5 ont repris du rab, dont 2 adultes, mais les 2 autres ont fini leur assiette, ça fait un bon ratio je trouve)

    et qu'en plus, on me l'a demandée sur le groupe Facebook "Qu'est-ce qu'on fait à manger ce soir ?"  voici 3 bonnes raisons de la donner ici aussi :

     

    Chou rouge aux pommes et lardons :

    - 1 petit chou rouge

    - 1 grosse barquette de lardons (fumés pour nous)

    - 2 grosses pommes acidulées ou pas (ça dépend des goûts et de ce qui reste dans la corbeille)

    - 1 bouillon cube

     

    On commence par mettre à bouillir une grande quantité d'eau (dans la cocotte minute par exemple) puis on attaque le chou en lui enlevant les 2-3 premières feuilles qui l'enveloppe, puis on le coupe en petits morceaux (perso j'émince des grosses tranches et ensuite je les coupe en 4 jusqu'à l'approche du trognon). Si on est perfectionniste, ou si on a une passion pour la découpe des légumes on peut enlever les grosses "côtes" blanches mais bon, c'est vraiment pas obligatoire parce qu'il va cuire longtemps et ça ne sera pas dur sous la dent. 

    On jette les morceaux dans l'eau bouillante pour les "blanchir" (drôle d'expression quand on voit la couleur de l'eau),

    on les égoutte dès que l'ébullition a bien repris.

    On vide l'eau, on essuie la cocotte et on y fait revenir les lardons dans un peu de gras,

    on baisse le feu, on ajoute le chou blanchi, on touille bien, on assaisonne sel-poivre

    on mouille avec son bouillon environ 40 cl (j'ai mis 1/2 litre d'eau avec mon bouillon cube et ça m'a fait beaucoup de jus)

    on ajoute enfin les pommes épluchées et coupées en gros quartiers

    8112408063_93bb43e010.jpg

    on ferme et on laisse mijoter à feu très doux au moins 40 mn (à la cocotte-minute) sinon 1 bonne heure en cocotte au four à 150°.

    Les pommes vont complètement fondre, donc on peut si on veut, 5-10 mn avant la fin de la cuisson, en ajouter si on veut en retrouver des morceaux dans son assiette...

    N'étant pas spécialisée en stylisme culinaire, on m'excusera l'absence de photo finale dans les assiettes (faut juste imaginer des bouts de chou et des lardons violets, dans du jus violet...).

    Je n'ai pas le talent pour rendre ça tout mignon, ici c'est de la vraie cuisine familiale, celle qui gicle et qui tache (oups !). La preuve :

    8112403171_6988fe4635_m.jpg

     

    Il paraît que c'est une recette alsacienne, mais je l'ai toujours connue chez mes parents ch'tis, c'était l'accompagnement traditionnel de la pintade (je serais bien en peine d'en trouver tiens). Je l'aime en plat unique le soir en automne quand on commence à trouver qu'il fait "cru" (comprendre "frais et humide").

    Le truc en +  (mais pas vraiment) : le 1er jus que l'on récupère après le "blanchiment" est d'un très bon bleu/mauve profond, on peut s'en servir pour colorer des trucs comme des oeufs durs ou de la purée de pomme de terre par exemple. Par contre cela n'a pas de pouvoir vraiment colorant sur le textile, j'ai mis à tremper un  vieux lange dedans et tout est parti au rinçage... Les bonnes plantes pour ça sont ici.

    Sinon c'est un bon indicateur de pH (rose en milieu acide, bleu en milieu basique, vert en très basique)

  • Dessert doudou d'automne

     

    La pluie incessante et l'humeur morose du week-end m'ont donné envie d'un peu de réconfort chaud et sucré à l'heure du goûter... N'ayant pas le goût à rester longtemps plantée derrière les fourneaux, j'ai cherché à faire simple et rapide, mais pas plan-plan parce que j'avais quand-même envie d'originalité.

     

    Il me fallait donc essayer quelque chose d'inédit à la maison, tout en utilisant les pommes à cuire grises du Canada (sous peine de les voir moisir dans la corbeille de fruit dans la semaine).

    Ingrédients sélectionnés au fond du placard :

    6227370059_4bd7f69c23.jpg

     

    Pour remplir 5 verres à mamy (nan c'est pas des verrines chez moi, c'est des verres à mamy)

    - 50 g de perles du Japon (tapioca)

    - 50 g de sucre

    - 1/2 cuillère à café de canelle (ou de la vanille si on préfère)

    - 50 cl de lait (ici lait de riz)

    - 1 grosse pomme à cuire (ici grise du Canada)

     

    Porter à ébullition le lait avec le sucre et la canelle

    Ajouter les perles du Japon

    Eplucher et couper en petits morceaux la pomme

    Ajouter les à la mixture

    Poursuivre la cuisson à petits bouillons pendant environ 20-25 mn en touillant de temps en temps

    (quand les perles du Japon sont cuites elles deviennent transparentes)

     

    6227400341_1b5d125f45.jpg

    Verser la préparation dans des ramequins, des verrines ou ce que vous voulez/trouvez de propre un dimanche de flemme.

    Laisser refroidir un peu pour les déguster tiède (ou complètement pour les mettre au frigo si vous êtes patients. Et organisés).

     

    Si vous avez envie d'en manger plus qu'1, vous pouvez dire aux enfants que les petites billes, là qui surnagent, ce sont des oeufs de poissons...

    6227883750_9a46142c3d.jpg

    s'ils n'ont pas l'air convaincus, vous vous reprenez :

    "ah mais non c'est pas des oeufs de poissons, n'importe quoi, ce sont des YEUX de poisson !"

    (mais chez moi ça ne marche plus du tout, j'ai un peu trop abusé de ce genre de bobard)

     

    Alors voilà, s'il faut lui trouver un nom, c'était la recette des

    "Perles du japon à la pomme du Canada et la Canelle de Ducros"

    et c'est cré cré bon, puisqu'on m'a demandé d'en refaire encore.

     

    A savoir que la recette dont je me suis inspirée est préparée avec du lait de coco et des morceaux de banane ou d'ananas (mais j'avais pas envie d'exotisme trop estival, juste de saveur automnale).