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Pâques en Normandie

C'est toujours mieux qu'aux tisons.

Envie de changer d'air, mais sans partir trop trop loin.
La Manche et ses grandes plages encore un peu sauvages c'était parfait.
On a trouvé un petit centre de vacances pas loin de Granville, qui héberge surtout des classes de mer.

On était 5 familles en pension complète à côté d'un réfectoire où on voyait des minots de 5 ans manger en pyjama le soir. C'était rigolo.

coucher de soleil, normandie

La vue du restau était pas mal du tout (et tu constates que le centre de vacances ne peut pas être plus près de la plage). L'appart était plutôt grand (7 couchages) et refait à neuf, bref une bonne adresse (par mail si ça vous intéresse).

Durant cette semaine de vacances, on a fait de magnifiques balades sur le sentier côtier. On a même découvert un ancien spot de pêche à l'écrevisse au bout d'un ruisseau (dans une petite crique).


Bien-sûr parmi les incontournables il y avait le Mont-Saint-Michel, que je n'avais encore jamais vu. On a choisi une traversée de la baie à pied pour mieux en profiter.

C'était, comment dire... vivifiant ! et inoubliable.

On est parti d'une prairie où nous nous sommes déchaussés. L'herbe encore pleine de rosée semblait glacée, alors quand nous avons commencé à fouler le sable c'était déjà beaucoup plus agréable et lors des premières traversées de "ruisseaux" ça ne semblait même plus froid.

rando, mont-saint-michel

Mon intrépide n°2 a évidemment voulu tester les "sables mouvants" :

sables mouvants, mont-saint-michel, traversée

"bon maintenant, ça suffit... tu sors de là tudsuite "

 

et puis après 2 bonnes heures de marche, le voilà

rando, mont-saint-michel

On se dit que le plus dur est fait, qu'on y est. Sauf que non.

Il reste un gros bras de mer à traverser, plus gros que prévu, alors il faut marcher encore plus et se déporter sur le côté pour trouver le bon passage, celui qui ne sera ni trop large, ni trop profond et sans trop de sables mouvants. Au plus on attend, au plus l'eau monte.

Je vois la 1ère ligne se lancer devant toi et je réalise qu'au milieu de la "rivière" ils ont de l'eau tout en haut des cuisses et que moi avec mon mètre cinquante je ne le sens pas trop (sans parler de ma 8 ans qui commence à flipper parce qu'au milieu les gens ont crié "les sables mouvants !" et qui freine des 4 fers).

Bon.

J'étais pas fière. Il fallait bien y aller, j'allais pas refaire les 7 km dans l'autre sens non plus. Je me suis lancée en marchant sur les pointes tout en hissant ma puce le plus haut possible avec l'aide de son père. J'ai mouillé le short... et un peu la culotte aussi (avec les clapotis, pas de peur, quoi que... )

On est tous arrivés à moitié tremblants de l'autre côté pas exactement au pied du Mont, mais en plein chantier avec pelleteuses et bulldozers. On l'a traversé (nouvelle épreuve, pour nos pieds cette fois), jambes nues et cramoisies de froid, pieds crottés de boue et de vase devant des groupes de japonais... bouches bées. On n'avait pas fière allure. Et non, je n'ai pas immortalisé ce moment, occupée à chercher une portion de route sans cailloux jusqu'au robinet qui nous permettrait de ré-enfiler nos chaussures (et nos pantalons !).

Il était déjà l'heure du pique-nique et on a pu manger à l'abri, tous serrés sous une des portes d'entrée tandis que les nuages se lâchaient. Tout ça grâce à un très bon guide Romain Pilon.

Même si la météo n'était pas excellente, les couleurs sur la baie étaient magnifiques.

mont-saint-michel, baie, paysage

P1050123.JPG

P1050127bis.jpg




On est monté tout en haut, fait la visite de l'abbaye puis redescendu en fin d'après-midi par les coursives, évitant la foule des ruelles pièges à touristes.

P1050124.JPG


Inutile de préciser qu'on n'a pas eu besoin d'être bercés le soir...

 

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