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  • Début d'hibernation

     

    Comme quasiment tous les ans, je vais m'effacer un peu durant ce mois de janvier, pleinement accaparée par mon hibernation rituelle. Cela ne devrait pas durer très longtemps, j'ai remarqué ce soir que les jours commencaient à rallonger tout doucement.

    Les jours filent et se ressemblent ; j'attends que le couvreur viennent réparer quelques fuites dans notre toit (je déteste le relancer, je l'ai déjà fait 2 fois alors qu'il a encaissé un joli chèque d'acompte il y a 3 semaines) et puis j'ai des rendez-vous médicaux à prendre pour les filles, mais sans réelle urgence j'ai toujours tendance à repousser... c'est pas bien je sais, mais peut-être que de le noter ici...

     

    Récap de cette semaine à travers le 365 project :

     

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    Semaine 2

     

    Dimanche : cirque du Soleil (critique dans le billet précédent)

    Jeudi : J 2 des soldes, j'en profite pour rhabiller les filles. Les cinglées du 1er jour ont dégagé le terrain, les portants sont encore plein... l'idéal pour acheter malin.

    Samedi : j'ai commencé "En avant, route" d'Alix de Saint-André, récit de ses pérégrinations vers Saint-Jacques de Compostelle. Se lit vite. Plaisant et dépaysant aussi.

    Dimanche : belle balade le long de la Deûle, il faisait doux, on se serait presque cru au printemps...

    (et lundi, mardi, mercredi et vendredi la routine)

     

  • Le Cirque du Soleil : retour vers le futur du passé

     

     

    Une surprise au pied du sapin le 25 décembre dernier, nous a conduit hier au Zénith de Lille pour découvrir le célèbre spectacle Saltimbanco du Cirque du Soleil.

     

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    J'en avais  beaucoup entendu parlé au fil des ans de ce nouveau type de cirque, sans animaux, qui se veut particulièrement poétique... Même si les quelques extraits que j'avais pu en voir à la télévision ne m'avait pas spécialement éblouie, j'y allais en confiance, persuadée que les captures audiovisuelles ne pouvaient pas retransmettre l'ambiance et la magie d'un spectacle.

     

    Nous sommes arrivées avec 20 mn d'avance sur l'heure de début, les gradins étaient déjà presque remplis et j'ai compris pourquoi le Papa (Noël) avait eu beaucoup de mal à trouver 5 places côte à côte. Effectivement ce spectacle marche très bien. Nous étions placés assez haut dans les tribunes et de nos sièges nous pouvions embrasser du regard toute la piste jusqu'à l'orchestre au fond.

     

    Des artistes sont apparus 10 mn plus tard alors que tous les spectateurs n'étaient pas encore arrivés et ont interagi avec les veinards des 1ers rangs, c'était sympa pour faire patienter les enfants et puis ça avait l'air de faire accélérer les derniers arrivés. Toujours est-il qu'à 16h pile le spectacle commençait. Madame "Loyale" qui ne ressemblait à rien de connu a d'abord énoncé les règles d'interdiction de filmer/photographier et d'utiliser les portables, puis a enchainé sur les consignes de sécurité pour évacuer la salle (faut venir de l'autre côté de l'Atlantique pour insister autant là-dessus), j'ai d'abord cru que c'était pour préparer un gag, mais non c'était super sérieux, ils rigolent pas avec ça... pour finalement annoncer... les sponsors ! enfin les "partenaires" ça fait mieux. Vu le prix des billets je me suis demandée pourquoi ils avaient encore besoin d'eux et de me faire subir une page de pub...

     

    Le spectacle a commencé et là j'ai eu l'impression de tomber direct dans la pub "bougez avec la poste".

    (imaginez avec les couleurs d'origines, bien pétantes)

     

    Nan, sérieux, les costumes avec les jupes qui rebiquent, les manches en tissu plissé, les bretelles rouges sur les justaucorps bleu roi qui tiennent un short en satin jaune criard,  tout était très, trop "années 80"... même la façon de se déplacer autour de la piste (merci Philipe Découflé).

    Ma n°2 qui pourtant adore dessiner et abuser de la couleur m'a fait remarquer que le rose fushia avec le jaune bouton d'or et le violet avec l'orange c'était "euh... spécial..."

    Bref j'ai vraiment été surprise de cet esthétisme vieillot pour ne pas dire ringard...

     

    Et la musique, aaah la musique... j'arrêtais pas de penser à ça à cause du synthé (et des solos de sax)

    Il y avait bien une chanteuse qui hululait dans son petit micro casque, le problème c'est qu'elle le faisait dans un charabia incompréhensible, comme les autres personnages d'ailleurs (mais il paraît que c'est une langue propre au cirque du Soleil, t'peux pas comprendre).

    Donc j'ai rien compris.

    Ni au thème général (y en avait-il seulement un) ni à l'histoire (y a un mec qui dort et qui se réveille au début, on le retrouve par moment et puis tout à la fin mais j'ai pas compris ce qu'il apportait au bazar).

     

    Heureusement les numéros de cirque sont pas mal, mais rien d'exceptionnel non plus par rapport à ce que l'on peut voir le samedi soir sur France 2 chez Sébastien.  Exception faite d'un numéro de boleadoras que je n'avais jamais vu et durant lequel les 2 artistes étaient seuls sur la piste et avec juste un  tambour pour rythmer leur prestations.

    La 2ème partie est meilleure avec un très beau numéro de trapèze double et un autre avec élastiques (mais là encore rien de nouveau). Mais en tout, on assiste à quoi, 8 numéros pas plus.

    Ce qui est très dommage c'est que sur la piste, autour des acrobates en action au sol ou aux barres, il y a pléthore de "garçons de piste" mais déguisés de façon assez groteste (voir plus haut) qui gesticulent dans tous les sens, se roulent par terre ainsi que quelques filles qui se tortillent et qui minaudent. Ce groupe détourne l'attention, mais pour rien, parce que ça n'apporte ben... rien justement. Au début je pensais qu'ils faisaient partie du numéro en cours et qu'ils allaient intervenir, peut-être par surprise... ben non, ils font juste les andouilles sur le bord, façon "ma vie chez les botes"

     

    (Ah tu te souviens, comme on avait envie de les baffer ?)

    Parce qu'en plus ils avaient des sales tronches les zinzins du bord de piste... heureusement pour la fin du spectacle tout se passe en l'air et on ne voit plus les affreux. Pour rester sur une bonne impression peut-être ?

     

    Aujourd'hui en cherchant un peu, j'ai découvert que le Cirque du Soleil avait créé plusieurs spectacles différents, que plusieurs troupes tournaient dans le monde simultanément et que ce spectacle-là, Saltimbanco, avait été créé en 1992. Alors ça explique peut-être cette impression étrange de retour vers le passé du futur  ou plutôt le futur du passé (comme quand tu revois un vieux Mad Max).

    Au fait, 1992, ça ne vous dit rien ? Albertville, les J.O. :

     

     

    Tout était déjà là...  mais épuré, bien moins clinquant je trouve. Je ne dis pas que tout a été pompé à Philippe Decouflé, mais quand-même...

     

    Alors je ne sais pas si je suis mauvais public, ou si j'ai une mémoire trop sélective ou si je suis de plus en plus blasée, mais ce n'est pas un spectacle que je recommanderai particulièrement, surtout vu le prix du billet (qui auraient dû être soldé).  J'aurais même préféré les numéros bruts qui sont  pour la plupart très bons, même si pas nouveaux, sans tout ce decorum dépassé.

    Sinon il sera à Paris les prochains jours, à Bercy.

     

  • Semaine 1 en photos

     

    Une semaine de passée depuis le début de l'année et l'envie de faire un premier point sur le 365project.

     

    Je n'ai pas décidé d'un thème précis mais les règles de départ, "pas de retouche, des instants de vie à l'état brut" m'ont décidée presque immédiatement à ne pas fixer d'objet ou de nature morte.

    Je voulais qu'il y ait justement de la vie sur ces photos. On peut donc y trouver de l'humain et je ne m'interdis pas d'y faire figurer de l'animal. A une exception près pour l'instant, mais j'y reviendrai.

    Pour le moment les sujets et les occasions ne manquent pas ; normal, c'est le début. Je prends donc environ 5 ou 6 photos dans la journée pour ce projet, à divers moments et le soir je choisis celle qui me plaît le plus. Je suis presque frustrée parfois de ne pouvoir en poster qu'1. Je me doute que cela ne va peut-être pas durer et que le quotidien risque de vite tourner en rond. Mais ce n'est pas sûr non plus...

     

    Sur la forme, le "pas de retouche" était plus délicat car la lumière n'est pas terrible en janvier, je suis souvent à l'intérieur et je n'aime pas l'utilisation du flash dont le rendu me déçoit très souvent (je ne suis pas convenablement équipée et surtout je ne maîtrise pas assez les réglages sur ces "béquilles"), j'ai donc opté pour la prise de vue avec mon téléphone sur lequel j'ai installé une petite application imitant différents types d'anciens appareils : Retro Camera si ça vous intéresse.

    J'aime beaucoup le rendu un peu passé du "Bärbl" qui était un appareil allemand des années 50, avec peu de saturation et des couleurs assez neutres (proche du noir et blanc au final)

     

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    Je m'attache surtout au cadrage (qui est carré, ça change un peu la construction de l'image) mais comme le déclencheur n'est pas très rapide (c'est le moins qu'on puisse dire) et que je cherche du "vivant" le résultat est parfois surprenant (le sujet peut vite sortir du cadre). Mais ce n'est pas grave, plutôt que de m'agacer, ça m'amuse.

     

    Pour revenir à l'exception dont je parlais plus haut, jeudi en faisant mes courses, j'ai vraiment eu très envie de photographier mon bouquet de tulipes qui reposait comme un bébé sur le petit siège en plastique rouge du caddie.

    Mais bon, le végétal, je n'avais pas envie de le faire entrer dans la catégorie du vivant (une plante en pot à l'extrème limite, mais des fleurs coupées...) j'ai donc décidé que ce serait autorisé sachant que cela représentait un instant T de ma vie (où je faisais rouler des tulipes), mais qu'un changement de caméra était préférable.

     

    Pour l'inerte j'ai donc choisi "Little Orange Box"

     

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    appareil russe des années 70, avec un contraste et une saturation élevée. Le résultat a été au-delà de mes espérances.

     

     

    Je me suis donc choisi cette règle dans le courant de la semaine: The Bärbl sur le vivant, Little Orange Box sur l'inerte.

    Je ne sais pas si je m'y tiendrai au long de l'année, mais j'aime cette contrainte qui correspond bien à ce que j'ai envie d'exprimer.

     

    Voilà donc ce que ça donne pour ceux qui ne l'auraient pas vu sur Tumblr :

     

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    les légendes sont restées là-bas...

     

    Si vous regardez attentivement, vous verrez que la règle des appareils différents pour le vivant et l'inerte n'a pas été respectée sur la dernière photo... ce devait être des gaufres inertes, mais quand je dis que "le temps de déclencher le vivant peut vite sortir du cadre", dans ce dernier cas, le temps de déclencher il y est carrément entré sans que je m'en aperçoive... mais j'ai décidé de garder cette petite surprise en l'état.

     

    Je ne sais pas si ces longues explications intéressent beaucoup de monde, mais au moins elles m'aident à y voir clair et à structurer ce projet un peu fou. Et s'il pouvait ne pas partir dans tous les sens, ça serait un progrès pour moi.

     

     

     

     

  • Sur la route de la Soie

     

     

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    Les filles avaient repéré dès cet été la tête de chat sur les mûrs de la ville. Une exposition, qu'elles voulaient du coup absolument voir. J'étais un peu dubitative, sachant qu'il s'agissait d'une collection d'art moderne  asiatique et moyen-oriental et que le chat n'était sans doute pas très représentatif.

     

    La grande m'avait ensuite demandé plusieurs fois si nous pourrions y aller pendant les vacances, et finalement jeudi dernier, alors que nous étions refoulés à la caisse d'un cinéma parce que le film "une vie de chat" était complet, je me suis rappelé qu'un autre chat nous attendait depuis plusieurs mois...

     

    Après leur avoir expliqué qu'il était interdit de courir dans les salles et de toucher les oeuvres, nous les avons laissées découvrir à leur guise l'exposition avec le petit livret jeux d'un parcours enfant.

     

    Les oeuvres du rez-de-chaussée ne les ont pas particulièrement émues, par contre à peine arrivées au 1er étage elles ont été fortement impressionnées par la vision d'un ballet de vieillards en chaises roulantes plus vrais que nature. Elles ont ensuite enchaîné les différentes salles avec beaucoup d'enthousiasme, cherchant à chaque fois à résoudre des énigmes.

     

    Comme ici, trouver un intrus parmi les cercles de couleurs

     



     

    Personnellement j'ai beaucoup aimé Ghost de Kader Attia, une installation de 560 corps moulés en papier d'alu occupant toute une pièce

     


     

    "je montre dans cette oeuvre comment occuper autant de place avec du vide et du fragile"

     

    Et puis d'autres encore que je ne peux pas détailler ici, car l'exposition est finalement très dense.

    Toute la famille a aimé cette sortie au Tripo et je ne peux que la recommander à ceux qui passeront par Lille dans les prochains jours. L'entrée est gratuite pour les moins de 16 ans.

     

    Pour en voir un peu plus, un vrai reportage de présentation par la télé cette fois

     



    La Route de la Soie, au Tri Postal juste à côté de la gare Lille Flandre, jusqu'au 23 janvier 2011.