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  • Du cuivre plein les oreilles

    J'aime bien les hasards du calendrier qui te donnent l'impression que parfois ta vie bégaye. Par exemple, hier soir, tout comme il y a 2 ans, le jour de la Fête des Mères j'abandonnais mes petites nenfants pour me rendre à un concert.

    Cette fois-ci ce n'était pas mon homme qui m'offrait la place pour une occasion spéciale, mais bien moi qui le trainais (une fois de plus on dirait) vers un groupe découvert il y a 4 ans une nuit sur Arte, j'en avais d'ailleurs parlé ici à l'époque (voilà pourquoi entre autre j'adore tenir un blog, ça me permet de ne pas tout oublier). The Youngblood Brass Band, c'est leur nom.

     

     

     

    à voir absolument en live : il y a une énergie dingue qui se dégage de ce groupe de 6 cuivres et 3 percussionistes (avec de la  sueur et de la salive qui gicle des trombones !) qui joue en plus avec une joie et un plaisir non dissimulés.

    De prime abord ça ressemble à une fanfare mais c'est finalement assez différent. S'inspirant du jazz, du funk mais aussi du hip-hop, c'est un mélange détonnant, avec des montées de tensions pendant les improvisations qui m'ont fait penser aux descriptions de concert par Kerouac dans "Sur la route", notamment celles qui décrivent la progression vers le "it" (le "ça") genre de point d'acmé, la note suprême qui met les musiciens et le public en osmose...

    Sa description du saxophoniste collait parfaitement à ce que j'ai ressenti hier à 2 ou 3 reprises :

    « (...) il a soufflé comme un dément ce soir-là ; un copain arrivant du boulot est entré dans la salle à fond de train en criant :  « Souffle ! Souffle ! Souffle ! » (...) « Attends, Jack, écoute-moi bien, maintenant je vais te dire toute la vérité et rien que la vérité – écoute-le, lui. C'est ça ! Il a le Ça !  Ça !  Ça ! - voilà ce que je voulais t'expliquer tout à l'heure, tu vois, ça et tout le reste. Oui ! » (...) et puis ces cris lorsque tout le monde, tous les batteurs, les crâneurs et les rouspéteurs, les cascadeurs des cordes métalliques, (...) tous comprennent que  Ça y est, et  Ça vient,  Ça est là (...) »

     

    ouiiiii, j'ai eu l'impression de croiser ce graal, le IT !

    J'ai même jumpé comme une malade c'est pour dire, je veux les revoir, je veux les revoir !

     

    allez encore une autre (une de mes préférées) :

     

     

     

    Leur Space : http://www.myspace.com/youngbloodbrass

     

    Prochain concert demain soir mais dans un autre registre, après je devrais être tranquille pour 6 mois.

    Et sinon "Sur la route" a été réédité dans sa version orignale (mais pas sur un rouleau, dommage !), je me demande bien ce qu'il peut y avoir en plus...

     

  • Jeudi sur le Quai de Ouistreham

    Jeudi donc je ne me souvenais plus vraiment ce que j'avais fait, difficile de me raccrocher à des éléments concrets du quotidien... Grasse matinée jusque 10h pour occulter presque la moitié de la journée et ensuite plongée dans un livre emprunté à la bibliothèque.

    On en a beaucoup entendu parler, en bien et en mal aussi, je me demandais ce que ça valait alors quand je l'ai vu mercredi sur le rayon nouveauté de ma petite bibliothèque municipale, je n'ai pas hésité, je l'ai vite embarqué.

     

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    C'est simple une fois que j'ai commencé à le lire, j'ai vraiment eu beaucoup de mal à m'arrêter.

    Non pas que le récit soit haletant ou qu'une quelconque intrigue maintienne le suspense, non, plus simplement j'ai eu l'impression de partager ce moment de vie avec Florence Aubenas qui pour les besoins de son enquête journalistique se fait passer pour une femme seule, sans qualification en quête de travail, de salaire.

    Je craignais de tomber sur la virée d'une journaliste parisienne chez les pauvres pendant "la crise", pleine de condescendance ou au contraire de détachement glacial. En fait, Florence Aubenas vit vraiment les affres de la précarité, l'absurdité des requêtes chez Pôle Emploi, le découragement devant le peu de nombre d'heures de travail proposées, souvent inférieures aux nombres d'heures de trajet et d'attente pour les effectuer.

    Elle ne fait pas semblant, elle décrit simplement la dureté des conditions de travail (récurer à 4 pattes les sanitaires d'un ferry en moins de 3 minutes chaque cabine par exemple), les heures sup non payées (pour garder son contrat) et les heures normales payées sous leur prix légal, le sadisme des personnes qui contrôlent ses tâches, le manque de sommeil, la fatigue des horaires décalés et des contrats enchainés.

     

    Alors non ce n'est pas très gai et pourtant il transparaît beaucoup d'empathie et d'humanité dans ces pages. Cela rend l'auteur et ses compagnes d'infortune très attachants. C'est comme ça que j'ai passé un jour férié avec eux.

     

    *  *  *  *  *

    Le quai de Ouistreham - Florence Aubenas - Editions de l'Olivier

     

     

  • Un long week-end de glandouillage

    Nous aurions pu décider de partir quatre jours, mais vu tout le mal que j'avais eu la semaine dernière à trouver une location pour la 1ère quinzaine de juillet à l'endroit où je voulais, avec les services que je voulais (je vieillis, je deviens exigeante), je n'ai même pas essayé de trouver un bon plan, pas trop loin, qui plaisent aux parents et aux enfants à un tarif raisonnable. Donc au programme des 4 jours, rien de spécial.

    Ou presque.

    Mercredi soir j'ai enfilé ma marinière et entraîné mon homme sur une péniche,

     

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    pour aller écouter Mustang.

    Tu sais bien, Mustang ! Mais si tu connais Mustang, on a leur album, on le chante à tue-tête dans la voiture (surtout quand t'es pas là, en fait). Ma bébé me quitte, pour un plus beau, pour un plus chaud, un plus costaud... ohohoh Anne-Sophie, Anne-Sophie, Anne-Sophie... et puis le pantalon !

    pffff

    Finalement, il a reconnu que oui, il se souvenait avoir entendu ces chansons hurlées par les filles (et moi) dans la Berling'mobile. Mais bon, il était moyennement fan, même s'il a reconnu qu'ils jouaient plutôt bien tous les 3, ça lui rappelait trop Dick Rivers (trop dur).

    En fait je crois qu'il était juste un peu jaloux de ces 3 mecs (très) jeunes et surtout beaucoup plus chevelus que lui (si tu veux voir un chanteur sortir un peigne de sa poche arrière et se remettre la banane mèche en place au milieu du concert, c'est eux qu'il faut suivre) avec une Gretsch entre les mains.

     

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    (source : News-de-stars.com)

     

    En tout cas, moi je me suis bien marrée pendant cette soirée, même si j'arrive toujours pas à savoir si ces mecs se prennent au sérieux ou pas... En plus ils sont très gentils avec les gens qui les suivent sur leur page Facebook (ils répondent et les remercient d'être venus) et sur leur compte Twitter, ils postent des petites photos au fil de leur tournée... alors respect.

     

    Allez, 3 titres que mes filles aiment beaucoup (avec des gros mots dedans) :

     

    Découvrez la playlist mustang avec Mustang

     

    ♪  ♪  ♪  ♪  ♪

     

    Bon, avec tout ça j'ai pas encore raconté le week-end de glandouillage qui a suivi (faut que je rassemble mes souvenirs, houla c'est pas facile en plus !).

     

    Disons que jeudi j'ai fait la grasse mat' et puis j'ai bouquiné,

    un livre entier, rhââââm !

    J'en reparle demain tiens, comme ça t'as qu'à revenir  (bien fait !).